Oméga-3, oméga-6, oméga-9, de quoi parle-t-on au juste ?

Oméga-3, oméga-6, oméga-9, de quoi parle-t-on au juste ?

Oméga-3, oméga-6, oméga-9, de quoi parle-t-on au juste ? 

Il est grand temps d’éclaircir la question de la présence d’omégas dans les huiles. De nombreux articles sont disponibles sur Internet sans pour autant être très clairs, voire parfois mensonger à ce sujet. La confusion règne et c’est suite à une expérience en salon gastronomique que nous avons décidé de nous attaquer à ce sujet.

Nous participions donc au mois de mai 2017 à un salon gastronomique Mer et Vigne à Chatou. Le stand situé à côté de nous était un producteur d’huile d’olive et eu une altercation avec une cliente qui soutenait l’idée que l’huile d’olive contenait des omégas 3. La productrice lui répondait que non. En fait, de nombreux articles sur Internet font mention de la présence d’omégas 3 dans l’huile d’olive, mais également dans d’autres huiles comme l’huile de courge, bien que cela ne soit pas le cas.

Les omégas 3 comme argument marketing poussent les revendeurs à mentionner leur présence sans connaitre réellement le produit qu’ils vendent, ni les effets qu’ils procurent.

Alors non, il n’y a presque pas d’acide gras polyinsaturés (oméga-3) dans l’huile d’olive et encore moins dans l’huile de courge. Le taux d’omégas 3 dans ces huiles est de moins de 1% pour être précis.

Par contre, vous en trouverez dans l’huile de lin (55%), de caméline (32%) et de chanvre (20%). Ces huiles sont vivement recommandées pour pallier aux carences en oméga-3, qui est un acide gras essentiel pour notre organisme. Alors oui, si vous ne consommez pas d’oméga-3, cela ne va pas vous impacter dès le lendemain, les effets se font ressentir sur le long terme, notamment lorsqu’on arrive à nos vieux âges.   

Pour la petite histoire, alors que depuis une dizaine d’année l’importance de consommer des huiles riches en « omégas 3 » est sans cesse martelée, la découverte de son rôle indispensable remonte à 1956 ! Pourtant, cette découverte n’a pas empêché des dérives industrielles pendant la seconde partie du 20e siècle, poursuivant l’objectif de vendre des huiles toujours moins chères et qui ne poseraient pas de problèmes de conservation… mais sans aucun bienfaits pour la santé. Ces huiles raffinées sont arides de sens pour notre métabolisme et dépourvues de goût et d’odeur (article huile raffinée à paraitre bientôt).

Nous nous attelons maintenant à la rédaction d’un article simple afin d’expliquer les caractéristiques entre les acides gras saturés, polyinsaturés et mono-insaturés. D’ici là, faites attention à vos achats et à très bientôt 🙂

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