Manger moins de viande : Pratiquez-vous le végétarisme à temps partiel ?

Manger moins de viande : Pratiquez-vous le végétarisme à temps partiel ?

Manger moins de viande : Pratiquez-vous le végétarisme à temps partiel ?

Manger moins de viande : Pratiquez-vous le végétarisme à temps partiel ?

Flexiquoi ? Le flexitarisme ! C’est un terme qui commence à se répandre de plus en plus, né du débat entre les veganes extrémistes et les défenseurs à tout prix de leur bout de viande. « C’est la guerre, mon général ! » Entre les deux, le flexitarisme trace sa route, c’est le « végétarisme à temps partiel ».

Le végétarisme est une pratique alimentaire très ancienne, qui est même conseillée par certaines cultures d’appartenance, notamment en Inde. En Europe, les revendications des végétariens et des véganes provoquent des réactions (très) hostiles, en atteste les nombreux débats dans les médias, sur Youtube et les blogs, chez les médecins et nutritionnistes : le risque de carences, des boucheries-charcuteries vandalisées, une néo-religion, le spécisme, les manifestations organisées pour la fermeture des abattoirs... Les raisons pour en parler sont nombreuses. Ce sujet fait débat parce que cette décision va à l’encontre de notre culture alimentaire.

Pourtant, cette tendance ne sort pas de nulle part. Il s’agit bien d’une réaction face aux (trop) nombreux scandales alimentaires : le scandale de la viande de cheval, la vache folle, la grippe aviaire, la grippe porcine, les pratiques industrielles d’élevage, les pratiques dans les abattoirs, les rapports sur le lien entre risque de cancer et consommation de viande rouge et de charcuterie, l’impact écologique puisque 15% des émissions de gaz à effet de serre sont dues à l’élevage, 75% des terres agricoles mondiales sont dédiées à la nourriture animale. Ces évènements influencent aujourd’hui les consommateurs et beaucoup réduisent leur consommation de viande.

Chez les moins de 35 ans, 19% se déclarent flexitariens. En moyenne, ils sont végétarien à 80% et omnivore le reste du temps. Cette tendance au flexitarisme se voit par les chiffres, notamment par le recul du marché de la viande, -5 % en volume entre 2013 et 2017, alors que les produits végétaux affichent une forte croissance.

Rester en bonne santé le plus longtemps possible, manger responsable afin de réduire son impact environnemental, telles sont les deux grandes tendances qui nécessitent des alternatives alimentaires végétales. Notre connaissance sur la nutrition évolue, et on reconnait aujourd’hui toute l’importance d’un bon apport nutritionnel à chaque repas.

L’offre alimentaire suit aussi ce sens, fromages et yaourts végétaux, simili-carnés qui imitent la viande, protéines issues du pois, du chanvre ou encore des graines de courge, et c’est tant mieux ! Manger végétarien, ce n’est pas brouter de l’herbe à longueur de journée, mais bien une expérience culinaire, savoureuse, fraiche et innovante. Si nous avions un conseil à donner ? Mangez sainement, varié, et en accord avec vous-même ! 🙂

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